Crise du détroit d'Ormuz 2026
EN COURS (21 août) : Brent ~90 $/baril, +24 % depuis février. Trump a menacé de bombarder Oman le 18 août ; l'Iran exige la levée du blocus avant toute réouverture. Nouvelles sanctions US sur le Hezbollah (20 août). 80 %+ du trafic pétrolier passe par le corridor omanais. Prix du carburant US au plus haut historique pour un mois d'août. Les EAU ont suspendu toutes transactions avec l'Iran. Sources : CNN, Al Jazeera, CNBC, Bloomberg.
Le contexte
La crise du détroit d’Ormuz 2026 est l’affrontement militaire USA-Iran le plus grave depuis des décennies et a déjà remodelé les marchés mondiaux de l’énergie. Le détroit, un passage de 39 km de large entre l’Iran et Oman, représente environ 20 % de l’approvisionnement mondial quotidien en pétrole. Quand les navires cessent de le traverser, les prix du carburant réagissent à l’échelle mondiale en quelques heures.
Les combats ont éclaté début 2026 et ont duré plus de cinq semaines avant que le Pakistan ne négocie un cessez-le-feu en avril. Un mémorandum d’entente (MOU) a été signé le 14 juin 2026, devant mettre fin au conflit en 60 jours via des routes de transit préapprouvées pour les navires commerciaux. Il n’a tenu que trois semaines.
Les 6-7 juillet 2026, les forces iraniennes ont frappé trois navires commerciaux qui empruntaient une route non autorisée. Les États-Unis ont riposté par des frappes aériennes. Le président Trump, s’exprimant en marge du sommet de l’OTAN, a déclaré le cessez-le-feu « terminé ». Des pénuries de carburant se sont répandues en Asie tandis que des compagnies maritimes suspendaient leurs trajets. Le Pakistan est à nouveau sollicité pour médiatiser, même si Trump a déclaré le 18 août qu’« aucune négociation n’est en cours ».
La crise s’est aggravée tout au long d’août 2026. Le Brent atteint environ 89–90 $/baril, soit +24 % par rapport aux niveaux d’avant-conflit. Plus de 80 % du trafic de tankers est désormais dévié via le corridor omanais autorisé par l’ONU, que l’Iran conteste vigoureusement. Le 18 août, Trump a menacé de bombarder Oman après que Mascate avait engagé des discussions indépendantes avec Téhéran. Le 20 août, Washington a imposé de nouvelles sanctions contre le Hezbollah et les réseaux de contournement iraniens. Les EAU ont suspendu toutes transactions financières avec l’Iran cette semaine. Téhéran pose ses conditions : levée du blocus naval américain et fin des sanctions sur le pétrole iranien avant toute réouverture totale du détroit. La Marine américaine affirme avoir aidé à acheminer plus de 15 millions de barils par le détroit et 5 millions supplémentaires via des oléoducs. Au 22 août 2026, aucune résolution négociée n’est en vue. Sources : CNN, Al Jazeera, Bloomberg, CNBC, Gulf News.