Vinted
Vinted est la plus grande friperie d'Europe, pratique, gratuite pour les vendeurs, mais pas sans zones d'ombre fiscales et risques d'arnaques que la plateforme préfère minimiser.
Vinted, c’est quoi exactement ? C’est une marketplace lituanienne fondée en 2008 et devenue le premier marché européen de seconde main entre particuliers. Des vêtements, accessoires, chaussures et articles de maison s’y échangent entre des dizaines de millions de membres dans plus de 20 pays. Le modèle est simple : vendre est gratuit, c’est l’acheteur qui paie les frais de protection.
Pourquoi tout le monde en parle ? Parce que Vinted a explosé en popularité post-Covid, portée par la mode du “decluttering” et la pression sur le pouvoir d’achat. En France, c’est devenu une application quasi-incontournable, notamment chez les 18-35 ans. Le volume de transactions a transformé ce qui ressemblait à un vide-grenier numérique en véritable canal de revenu secondaire, voire principal pour certains.
Mais ce succès attire aussi les questions qui fâchent. Les arnaques entre particuliers existent, les blocages de compte tombent sans prévenir, et depuis la directive européenne DAC7 (applicable en France à partir des revenus 2023), Vinted est légalement obligé de transmettre les données de ventes aux fiscs nationaux. Ce que la plateforme communique discrètement dans ses CGU, mais jamais en gros titre.
Le vrai sujet de 2024-2025 : la fiscalité. Des millions d’utilisateurs découvrent que vendre régulièrement sur Vinted peut créer une obligation déclarative, et que l’administration fiscale reçoit désormais un récapitulatif annuel de leurs transactions. L’innocente application de friperie est devenue un outil de traçabilité fiscale, et beaucoup d’utilisateurs ne le savent pas encore.