Nissan
Nissan a inventé la voiture électrique grand public et l'une des plus belles lignées de sportives japonaises, avant de frôler le gouffre : un scandale de direction, une fusion ratée et une boîte de vitesses que ses propres clients ont appris à redouter.
Nissan : du pionnier de l’électrique à la marque qui se bat pour survivre.
Nissan Motor Co., Ltd. est l’un des plus anciens et des plus grands constructeurs japonais, fondé en 1933 à Yokohama et présent aujourd’hui sur presque tous les marchés de la planète. La marque fabrique de tout, des berlines bon marché jusqu’à la Leaf (la voiture qui a, de fait, inventé l’électrique de masse) et à la supercar GT-R surnommée “Godzilla”. Dans les années 2000 et 2010, elle a été une vraie puissance mondiale, moteur d’une Alliance avec le français Renault qui a brièvement fait du groupe combiné le premier constructeur du monde.
Les internautes cherchent Nissan pour deux raisons très différentes. Certains poursuivent la légende : la GT-R, la Z, l’héritage Skyline, la Leaf pionnière. Mais bien plus nombreux sont ceux qui posent une question pratique et anxieuse : la Nissan qu’ils possèdent ou s’apprêtent à acheter va-t-elle les lâcher en panne ? Cette inquiétude a une source précise, et elle porte un nom : la CVT.
Les transmissions à variation continue de Nissan, largement fabriquées par sa filiale Jatco, sont devenues l’un des plus gros points noirs de fiabilité de l’industrie. Sur les Altima, Sentra et Rogue de 2013-2016, les propriétaires ont signalé des à-coups, des pertes de puissance et des casses pures et simples, souvent avant 160 000 km, déclenchant prolongations de garantie et actions collectives. Nissan a corrigé les défauts vers 2020, mais la confiance était déjà entamée, et “problèmes CVT Nissan” est devenu une requête à part entière.
Reste le feuilleton corporate, digne d’un thriller. L’arrestation en 2018 du tout-puissant patron Carlos Ghosn, son évasion audacieuse en 2019 hors du Japon caché dans une caisse à bord d’un jet privé, le rééquilibrage de l’Alliance Renault à 15 % de participation croisée égale en 2023, l’échec de la fusion avec Honda début 2025 et la restructuration brutale Re-Nissan avec 20 000 suppressions d’emplois : Nissan est aujourd’hui un constructeur de légende qui lutte pour survivre à sa propre décennie perdue. Cette page répond à ce que les gens veulent vraiment savoir, sans le vernis du service com de Nissan.