← MARQUES
datastats / Argent
LIVE
Argent

ManoMano

ManoMano est la plus grande marketplace européenne de bricolage et jardinage, mais derrière les prix attractifs se cachent des réalités que la marque préfère taire.

By · datastats · Mis à jour 4 juin 2026

ManoMano, le géant discret du bricolage en ligne

ManoMano est une marketplace française fondée en 2013 à Paris par Philippe de Chanville et Christian Raisson. Elle met en relation des acheteurs particuliers ou professionnels avec des milliers de marchands tiers qui vendent des produits de bricolage, jardinage et décoration. Contrairement à Leroy Merlin ou Castorama, ManoMano ne stocke quasiment rien : elle joue les intermédiaires à grande échelle, en France, Espagne, Italie, Allemagne, Belgique et Royaume-Uni.

Le modèle a séduit les investisseurs : la start-up a levé plus de 650 millions d’euros depuis sa création, atteignant le statut de licorne (valorisation supérieure à 1 milliard d’euros) en 2019. Son point fort ? Un catalogue colossal de plusieurs millions de références à des prix souvent inférieurs à ceux des enseignes physiques, grâce à l’absence de magasins et à la concurrence entre vendeurs.

Mais la croissance à tout prix a ses contreparties. Les utilisateurs rapportent régulièrement des expériences très variables selon le vendeur, délais de livraison imprévisibles, SAV externalisé, retours parfois laborieux. C’est précisément parce que ManoMano est un intermédiaire, et non un vendeur direct, que les questions sur sa fiabilité, sa situation financière et ses pratiques reviennent en boucle sur les moteurs de recherche.

La période post-Covid a été rude : après une envolée des ventes liée au boom du “faire chez soi”, ManoMano a subi de plein fouet le ralentissement du marché du bricolage en 2022-2023, entraînant des plans de restructuration et des suppressions de postes. La question de la rentabilité est devenue le sujet brûlant que la marque esquive soigneusement dans ses communiqués.

Questions fréquentes

ManoMano s'impose souvent comme la référence la moins chère sur les produits de bricolage courants, grâce à la mise en concurrence de milliers de marchands tiers. Amazon propose également beaucoup de références bricolage à prix agressifs, et Cdiscount tire aussi son épingle du jeu. Mais sur les gammes spécialisées, outillage professionnel, matériaux de construction, jardinage technique, ManoMano écrase régulièrement la concurrence physique comme Leroy Merlin ou Castorama.

Sort of, la plateforme en elle-même est légale, établie et protégée par le droit européen de la consommation, mais la fiabilité réelle dépend entièrement du vendeur tiers chez qui vous achetez. Les avis clients sont très polarisés : excellents quand tout se passe bien, catastrophiques dès qu'un problème surgit et que le SAV de ManoMano renvoie vers le marchand. Vérifiez systématiquement la note et le nombre d'avis du vendeur avant de passer commande.

Non. ManoMano est une marketplace 100 % en ligne et ne dispose d'aucun point de vente physique. C'est d'ailleurs l'un des piliers de son modèle économique : sans magasin, sans stock propre, les coûts fixes sont réduits au minimum et les prix peuvent être tirés vers le bas. Si vous avez besoin de voir un produit avant de l'acheter, vous devrez passer par une enseigne physique concurrente.

Aucun chiffre officiel et fiable n'est publiquement disponible sur la fortune personnelle de Philippe de Chanville. En tant que co-fondateur et PDG d'une licorne valorisée à plus d'un milliard d'euros (avant les corrections de 2022-2023), sa participation au capital représente théoriquement une fortune significative sur le papier, mais une valorisation de startup n'est pas du cash. Aucun classement de référence (Challenges, Forbes France) ne lui a attribué de chiffre précis et vérifié à ce jour.

Le catalogue est son arme principale : plusieurs millions de références en bricolage, jardinage et décoration, difficiles à trouver ailleurs en un seul endroit. Les prix sont structurellement bas grâce à la concurrence entre vendeurs, et la livraison à domicile évite le déplacement en grande surface. ManoMano Pro, la branche dédiée aux artisans, ajoute des fonctionnalités B2B comme la facturation et des tarifs négociés.

ManoMano est détenue par ses co-fondateurs Philippe de Chanville et Christian Raisson, ainsi que par un consortium de fonds d'investissement. Les principaux actionnaires institutionnels connus incluent General Atlantic, Temasek, Dragoneer Investment Group et Eurazeo, qui ont participé aux différentes levées de fonds. Aucune grande enseigne de bricolage ne figure au capital, ce qui est précisément ce qui rend les acteurs traditionnels nerveux face à elle.

La réponse est structurelle : ManoMano ne possède ni magasins, ni stocks propres, ni employés en rayon. Elle prélève une commission sur chaque vente réalisée par des marchands tiers qui, eux, se livrent une concurrence directe et visible sur la plateforme. Ce modèle marketplace transfère les coûts logistiques et de stockage vers les vendeurs, et la guerre des prix entre eux profite mécaniquement à l'acheteur.

Sort of, même réponse que la question précédente, parce que la nuance est importante. ManoMano en tant qu'entreprise est sérieuse, réglementée, et traite des millions de commandes par an sans disparaître avec votre argent. Le vrai risque, c'est la qualité variable des marchands tiers : certains sont excellents, d'autres génèrent des litiges à répétition. La plateforme dispose d'un service de médiation, mais il est jugé lent et peu réactif par de nombreux utilisateurs.

ManoMano n'est pas une arnaque, c'est une entreprise française réelle, régulée, qui existe depuis 2013 et a traité des dizaines de millions de commandes. Cela dit, le modèle marketplace crée des angles morts : des vendeurs tiers peu scrupuleux peuvent s'y glisser, et les recours en cas de litige sont plus compliqués que sur un site de vente directe. Les signalements de produits non conformes ou de délais fantaisistes existent, mais ils visent les vendeurs, pas ManoMano elle-même.

Derrière ManoMano se trouvent deux ingénieurs français, Philippe de Chanville (diplômé de Centrale Paris) et Christian Raisson (HEC), qui ont eu l'idée simple mais efficace d'appliquer le modèle marketplace à un secteur que le e-commerce avait longtemps ignoré : le bricolage. La société mère s'appelle Colibri SAS, immatriculée à Paris. Derrière eux, des fonds d'investissement internationaux qui ont misé plusieurs centaines de millions d'euros sur leur croissance.

Oui, sans ambiguïté. ManoMano a été fondée à Paris en 2013, son siège social est toujours en France, et ses deux fondateurs sont français. La société mère, Colibri SAS, est immatriculée à Paris. C'est l'une des rares licornes tech françaises dans un secteur dominé par des géants américains et asiatiques, un fait que la French Tech aime brandir à juste titre.

ManoMano ne livre pas elle-même : c'est le vendeur tiers qui choisit son transporteur. Pour les colis standards, on retrouve majoritairement Colissimo, Chronopost, DPD ou GLS. Pour les gros colis (palettes, matériaux lourds, mobilier de jardin), les transporteurs spécialisés comme Geodis, XPO Logistics ou TNT Freight sont fréquemment utilisés, avec livraison sur rendez-vous. La cohérence logistique est donc le point faible du modèle : elle varie d'un vendeur à l'autre.

La livraison est entièrement gérée par le vendeur tiers, pas par ManoMano. Après la commande, le vendeur expédie selon ses propres délais et avec son propre transporteur, ManoMano transmet simplement un numéro de suivi. Les délais annoncés sur la fiche produit sont indicatifs et peuvent varier significativement. En cas de retard, le premier interlocuteur est le service client ManoMano, qui sert de relais vers le vendeur, avec parfois des délais de réponse frustrants.

Les retours sont l'un des points noirs récurrents de ManoMano selon les avis clients. La procédure passe par le service client de la plateforme, qui contacte ensuite le vendeur tiers, et c'est là que ça coince : certains vendeurs sont réactifs, d'autres disparaissent dans les limbes. Légalement, le droit de rétractation de 14 jours s'applique, mais les frais de retour pour les gros articles peuvent être à la charge de l'acheteur selon les conditions du vendeur. Lisez les CGV du marchand avant d'acheter.

La situation est tendue, et ManoMano ne communique pas spontanément là-dessus. Après une valorisation au sommet à 2,6 milliards d'euros en 2021, la société a subi de plein fouet le ralentissement du marché bricolage post-Covid et a procédé à plusieurs vagues de licenciements en 2022 et 2023. Les comptes déposés au greffe montrent des pertes accumulées significatives, ce qui est courant pour une scale-up en croissance, mais la pression des investisseurs pour atteindre la rentabilité s'est nettement intensifiée.

ManoMano fonctionne comme une marketplace pure : elle met en relation des acheteurs et des vendeurs professionnels (fabricants, distributeurs, importateurs) sans posséder ni stocker les produits elle-même. Le vendeur fixe son prix, ManoMano prélève une commission sur chaque vente (variable selon la catégorie), et gère l'interface client, le paiement sécurisé et la médiation en cas de litige. L'acheteur croit souvent acheter « à ManoMano » alors qu'il achète en réalité à un marchand tiers hébergé sur la plateforme.

Des milliers de marchands professionnels venus de toute l'Europe, fabricants en direct, distributeurs spécialisés, importateurs et revendeurs. La barrière à l'entrée n'est pas nulle (vérification des documents légaux, catalogue à intégrer) mais elle reste accessible, ce qui explique la diversité de qualité entre vendeurs. Contrairement à Amazon où les produits MDD (marque propre) sont omniprésents, ManoMano ne vend pas sous sa propre marque, c'est une marketplace pure sans conflit d'intérêt apparent avec ses vendeurs.

Le siège social de ManoMano est à Paris, en France. La société dispose également de bureaux dans ses marchés clés : Barcelone pour l'Espagne, Milan pour l'Italie, Munich pour l'Allemagne et Londres pour le Royaume-Uni. C'est une organisation résolument européenne, sans datacenter ou hub logistique propre puisque toute la logistique est externalisée vers les vendeurs tiers.

Colibri SAS est la société mère juridique de ManoMano, immatriculée au registre du commerce de Paris. C'est sous ce nom un peu discret que sont déposés les comptes annuels et que sont signés les contrats commerciaux et les levées de fonds. Le nom « ManoMano » est la marque commerciale grand public, mais Colibri SAS est l'entité légale que vous trouverez dans les documents officiels, un détail utile si vous cherchez à consulter les comptes ou à identifier la société dans un litige.

ManoMano n'est pas rentable à ce jour, du moins pas selon les données publiques disponibles issues des dépôts au greffe de Colibri SAS. Comme la majorité des scale-ups européennes financées par capital-risque, elle a longtemps privilégié la croissance et l'expansion géographique à la marge nette. Après les licenciements de 2022-2023 et un recentrage stratégique, l'objectif affiché est d'atteindre la rentabilité opérationnelle, mais aucune date précise n'a été communiquée publiquement.

Sujets liés
Argent Tendances du moment
Richest people in the world 2026
Argent Tendances du moment
How to cancel Amazon Prime
Argent Tendances du moment
Coinbase vs Binance
Argent Tendances du moment
How to cancel Adobe Creative Cloud
Argent Tendances du moment
Les intérêts composés
Argent People
Bernard Arnault
Argent People
Mark Cuban
Argent People
Mukesh Ambani