Gucci
Meurtre, trahison, prison et rachat par des financiers étrangers : la saga Gucci est le drame familial le plus sulfureux de la mode mondiale.
Gucci est l’une des maisons de luxe les plus reconnaissables de la planète, fondée à Florence en 1921 par Guccio Gucci, un maroquinier toscan fasciné par l’élégance des voyageurs qu’il côtoyait à Londres. Pendant des décennies, la griffe a incarné le savoir-faire italien, le double G et la bande rouge et verte devenant des symboles mondiaux de statut social.
Mais derrière les vitrines dorées se cache l’une des histoires familiales les plus violentes du capitalisme moderne : querelles d’héritiers, fraude fiscale, assassinat commandité et vente de l’entreprise familiale à des investisseurs étrangers. C’est précisément ce cocktail qui alimente des millions de recherches sur Google chaque mois.
Depuis le film House of Gucci de Ridley Scott (2021), avec Lady Gaga et Adam Driver, l’intérêt pour les coulisses de la dynastie n’a fait qu’exploser. Le public veut savoir ce que ni la marque ni ses héritiers ne diront jamais clairement dans leurs communiqués officiels.
Aujourd’hui, Gucci appartient au groupe français Kering (Bernard Arnault n’y est pour rien : c’est François-Henri Pinault qui tient les rênes). La marque pèse plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Aucun membre de la famille Gucci n’y détient la moindre part, c’est le fait le plus brutal et le plus ignoré de toute cette saga.