Épidémie d'Ebola 2026 (RD Congo)
MÀJ 17 juil. : plus de 700 morts dans l'épidémie Ebola 2026 en RDC. L'OMS alerte : 80 % des nouveaux cas proviennent désormais de chaînes de transmission inconnues, signal critique de propagation non tracée. USPPI déclarée le 16 mai 2026. Sources : OMS, NPR.
Le contexte
Pourquoi l’épidémie d’Ebola 2026 fait la une
Le 16 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), le niveau d’alerte maximal de l’OMS. Ce seuil n’est franchi que lorsqu’une menace dépasse les frontières nationales et risque de se propager à d’autres régions du monde.
L’épicentre est la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Depuis l’annonce de l’USPPI le 16 mai 2026, l’épidémie a connu une aggravation marquée. L’Ouganda a également signalé des cas, dont certains touchant la souche Bundibugyo, moins courante que la souche Zaïre.
Mise à jour de juillet 2026, l’alerte monte d’un cran. À la mi-juillet 2026, le bilan des décès dépasse désormais 700 personnes, une progression très nette par rapport aux 48–49 morts enregistrés début juin. Mais c’est le signal épidémiologique qui inquiète le plus : l’OMS avertit qu’environ 80 % des nouveaux cas proviennent de chaînes de transmission inconnues, c’est-à-dire que les enquêteurs ne parviennent plus à identifier l’origine de la plupart des infections. Quand la majorité des contaminations est opaque, l’épidémie se propage plus vite qu’elle ne peut être tracée. Les autorités sanitaires qualifient cette donnée de signal le plus préoccupant à ce jour et appellent à un renforcement de la réponse internationale. Sources : OMS, NPR (juillet 2026).
L’Ituri est une zone marquée par des années de conflits armés, un accès humanitaire difficile et des infrastructures sanitaires fragiles. Ces facteurs structurels expliquent en grande partie pourquoi les flambées y sont plus dures à contenir. Pour toute information actualisée sur les chiffres et les mesures en vigueur, référez-vous exclusivement aux bulletins de l’OMS, des CDC et des ministères de la santé congolais et ougandais.