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Actu ▲ Chaud Score de tendance 68 · Publié 3 juin 2026 · Mis à jour 20 août 2026

Épidémie d'Ebola 2026 (RD Congo)

MÀJ 18 août : 5 021 cas confirmés, 2 378 morts, 2e épidémie d'Ebola la plus grande jamais enregistrée, devant celle de 2018–2020 en RDC. Ouganda déclaré terminé le 28 juil. Aucun traitement ni vaccin contre la souche Bundibugyo. USPPI depuis le 16 mai 2026 ; 5 provinces RDC touchées. Sources : OMS, ECDC, Al Jazeera, MapPR.

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Le contexte

Pourquoi l’épidémie d’Ebola 2026 fait la une

Le 16 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), le niveau d’alerte maximal de l’OMS. Ce seuil n’est franchi que lorsqu’une menace dépasse les frontières nationales et risque de se propager à d’autres régions du monde.

L’épicentre est la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Depuis l’annonce de l’USPPI le 16 mai 2026, l’épidémie a connu une aggravation marquée. L’Ouganda a également signalé des cas, dont certains touchant la souche Bundibugyo, moins courante que la souche Zaïre.

Mise à jour du 18 août 2026 : 5 021 cas confirmés, 2 378 morts, 2e épidémie d’Ebola de l’histoire. Au 18 août 2026, l’OMS signale 5 021 cas confirmés et 2 378 décès dans cinq provinces de la RDC. La semaine du 3–9 août a été la pire depuis le début de l’épidémie, avec 579 nouveaux cas et 304 décès en une seule semaine. Le bilan a franchi le cap des 2 000 morts le 9 août, 86 jours après la déclaration de l’épidémie. À cette échelle, la flambée 2026 a dépassé l’épidémie RDC 2018–2020 (3 317 cas confirmés) pour devenir la deuxième plus grande épidémie d’Ebola jamais enregistrée, derrière uniquement l’épidémie Afrique de l’Ouest 2014–2016. L’épidémie en Ouganda a été déclarée terminée le 28 juillet 2026 après 20 cas confirmés, 18 guérisons et 2 décès. La RDC reste en crise active, sans traitement ni vaccin approuvés contre la souche Bundibugyo. L’OMS maintient que 80 % des nouveaux cas proviennent de chaînes de transmission inconnues. Sources : OMS, ECDC, Al Jazeera, MapPR (18 août 2026).

Contexte de juillet 2026. Le NEJM a publié une revue clinique de la souche Bundibugyo, soulignant la difficulté à la distinguer d’autres maladies fébriles dans des contextes à ressources limitées. Le taux de létalité parmi les cas confirmés approche désormais 46 %.

L’Ituri est une zone marquée par des années de conflits armés, un accès humanitaire difficile et des infrastructures sanitaires fragiles. Ces facteurs structurels expliquent en grande partie pourquoi les flambées y sont plus dures à contenir. Pour toute information actualisée sur les chiffres et les mesures en vigueur, référez-vous exclusivement aux bulletins de l’OMS, des CDC et des ministères de la santé congolais et ougandais.

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Questions fréquentes

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La comparaison dépend du critère retenu, mais plusieurs maladies surpassent Ebola en mortalité globale ou en diffusion. La rage non traitée affiche un taux de létalité quasi nul une fois les symptômes apparus, soit proche de 100 %. Le VIH/sida a tué plus de 40 millions de personnes depuis son émergence. Ebola est dévastateur lors des flambées localisées, mais sa transmission par contact direct limite sa propagation mondiale comparé à des virus à transmission respiratoire comme la grippe pandémique de 1918.

Oui, et la flambée de 2026 en est la preuve la plus récente. Le virus Ebola circule de façon endémique en Afrique centrale et équatoriale, probablement maintenu dans des réservoirs animaux, les chauves-souris frugivores sont les principales suspectes selon la littérature scientifique. Depuis sa découverte en 1976 près de la rivière Ebola (RDC), des dizaines d'épidémies ont été documentées.

Le virus Ebola est un zoonose : il trouve son réservoir naturel dans la faune sauvage des forêts tropicales d'Afrique centrale et occidentale. Les chauves-souris frugivores du genre *Pteropus* et *Rousettus* sont fortement suspectées d'être le réservoir principal, même si cela n'a pas été formellement prouvé pour toutes les souches. La transmission à l'humain survient généralement lors de contacts avec des animaux infectés ou leurs carcasses.

L'expression « maladie du Congo » n'est pas un terme médical officiel : elle désigne couramment la maladie à virus Ebola, dont la première épidémie identifiée remonte à 1976 dans l'actuelle RDC (alors Zaïre). Elle peut aussi renvoyer à d'autres maladies endémiques dans la région, comme la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC), une infection virale distincte transmise par les tiques. Le contexte détermine de quelle maladie on parle.

Oui, massivement. La RDC est l'épicentre de l'épidémie 2026, avec la province de l'Ituri comme zone la plus affectée. Au 1er–2 juin 2026 (chiffres provisoires), environ 320 à 330 cas confirmés et 48 à 49 décès y avaient été enregistrés selon les données disponibles. Ces chiffres sont amenés à évoluer, seuls les bulletins officiels de l'OMS et du ministère congolais de la Santé font foi.

En 2026, les personnes les plus directement touchées sont les habitants de la province de l'Ituri (RDC) et les zones frontalières ougandaises. Les soignants, les proches des malades et les communautés pratiquant des rites funéraires avec contact physique du défunt sont historiquement les plus exposés. L'OMS a déclenché son niveau d'alerte maximal précisément parce que la propagation transfrontalière est déjà confirmée.

L'épidémie en cours est une flambée de maladie à virus Ebola, déclarée urgence sanitaire mondiale par l'OMS le 16 mai 2026. Elle est centrée sur la province de l'Ituri et compte, au 1er–2 juin 2026 (données provisoires), environ 320 à 330 cas confirmés et 48 à 49 décès côté congolais. C'est l'une des plus importantes depuis l'identification du virus il y a cinquante ans.

Dans l'épidémie de 2026, la RD Congo est de loin le pays le plus touché, avec plusieurs centaines de cas confirmés concentrés en Ituri. Sur le plan historique, c'est aussi la RDC qui cumule le plus grand nombre de flambées depuis 1976, environ dix épidémies distinctes. La Sierra Leone, le Liberia et la Guinée restent les pays les plus durement frappés par l'unique épidémie de 2014–2016 en Afrique de l'Ouest.

Dans le contexte de l'actualité 2026, « la maladie du Congo » renvoie à la maladie à virus Ebola qui frappe la province de l'Ituri. Plus largement, la RDC fait face à un fardeau sanitaire multiple : mpox, choléra, rougeole et paludisme y circulent également de façon endémique. Ebola concentre aujourd'hui l'attention internationale en raison de la déclaration d'urgence de l'OMS.

La cause directe est le virus Ebola, un filovirus transmis par contact étroit avec le sang ou les liquides biologiques d'une personne ou d'un animal infecté. Les causes structurelles qui permettent aux épidémies de s'emballer en Ituri sont bien documentées : conflits armés persistants, infrastructures sanitaires insuffisantes, accès humanitaire limité et méfiance de certaines communautés envers les équipes médicales. Ce mélange de facteurs rend la riposte particulièrement difficile.

Pour la prévention, référez-vous exclusivement aux recommandations officielles de l'OMS, des CDC et des ministères de la santé. De façon générale et publiquement documentée, éviter tout contact avec le sang ou les liquides biologiques de personnes malades, ne pas manipuler de carcasses d'animaux sauvages et respecter les protocoles funéraires sécurisés sont les mesures les plus citées par les autorités sanitaires. Des vaccins existent (rVSV-ZEBOV notamment) et sont déployés lors des épidémies par les équipes de riposte.

En juin 2026, la maladie qui mobilise la communauté internationale est la maladie à virus Ebola, avec une épidémie active en province de l'Ituri. La RDC supporte par ailleurs l'un des fardeaux de maladies infectieuses les plus lourds au monde : mpox (variole du singe), choléra, rougeole et paludisme y sont endémiques. L'urgence Ebola s'ajoute donc à un contexte sanitaire déjà très tendu.

Dans l'épidémie de 2026, les foyers principaux sont situés en province de l'Ituri (nord-est de la RDC) et, de façon secondaire, en Ouganda, pays frontalier où une quinzaine de cas ont été confirmés. Historiquement, les épidémies d'Ebola ont toujours émergé en Afrique subsaharienne, dans une zone s'étendant de l'Afrique de l'Ouest (Guinée, Sierra Leone, Liberia en 2014–2016) à l'Afrique centrale (RDC, Ouganda, Gabon, Congo-Brazzaville).

Si la question vise le virus Ebola, voir les réponses précédentes. Mais « virus Congo » peut aussi désigner le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC), un orthonairovirus transmis principalement par les tiques *Hyalomma*, qui provoque des fièvres hémorragiques sévères et circule en Afrique, en Asie centrale et dans certaines parties d'Europe. Ce sont deux virus bien distincts ; le contexte de 2026 renvoie à Ebola.

Les épidémies d'Ebola laissent des cicatrices sociales profondes et bien documentées. La stigmatisation des survivants et de leurs familles, la désorganisation des marchés locaux, la fermeture des écoles et la paralysie des soins pour d'autres maladies (accouchements non assistés, paludisme non traité) figurent parmi les effets les plus rapportés lors des précédentes flambées en RDC. La méfiance envers les équipes médicales, elle-même alimentée par des années de conflits, freine la riposte et aggrave le bilan humain.

Les personnels de santé en première ligne, les membres de la famille prenant soin d'un malade et les participants aux rites funéraires impliquant un contact physique avec le défunt sont historiquement les groupes les plus exposés, c'est un fait établi par l'OMS depuis les premières épidémies. Dans les zones actives comme l'Ituri en 2026, les communautés vivant à proximité des foyers et sans accès rapide aux soins sont aussi particulièrement vulnérables.

L'épidémie de 2026 est centrée sur la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, avec une extension confirmée en Ouganda (une quinzaine de cas). C'est cette propagation transfrontalière qui a conduit l'OMS à déclencher son niveau d'alerte maximal le 16 mai 2026. Pour le suivi en temps réel des zones affectées, consultez les cartes épidémiologiques publiées par l'OMS.

La Guinée (Afrique de l'Ouest) est le pays où l'épidémie de 2013–2016 a débuté, avec les premiers cas identifiés rétrospectivement à Guéckédou fin 2013. Ce fut la première flambée d'Ebola en Afrique de l'Ouest et, de loin, la plus meurtrière de l'histoire, avec plus de 11 000 décès confirmés avant sa clôture, selon les chiffres officiels de l'OMS.

Pour l'épidémie historique de 2013–2016, les enquêtes épidémiologiques ont désigné un enfant de deux ans de Meliandou (Guinée), décédé en décembre 2013, comme le cas index le plus probable, une conclusion publiée dans des études scientifiques peer-reviewed, dont une dans *EMBO Molecular Medicine* (2014). Pour l'épidémie de 2026 en RDC, aucun patient zéro officiel n'a été confirmé dans les sources vérifiées disponibles à ce stade.

Le virus Ebola est présent dans les forêts tropicales humides d'Afrique centrale et occidentale, maintenu dans un réservoir animal encore partiellement incertain, les chauves-souris frugivores sont les candidates les plus sérieuses selon la communauté scientifique. Lors d'une épidémie active, il circule dans le sang et les liquides biologiques des personnes infectées. En 2026, les zones de circulation humaine confirmée sont l'Ituri (RDC) et certaines localités ougandaises.

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