Sorana Cîrstea
À 36 ans et en route vers la retraite, Sorana Cîrstea réalise la meilleure saison de sa carrière et entre dans l'histoire du tennis mondial.
Le contexte
Sorana Cîrstea fait trembler le circuit WTA en 2026, et ce n’est pas une surprise pour ceux qui la suivent depuis ses débuts : la Roumaine a toujours eu le talent, il lui aura fallu vingt ans pour que tout s’aligne au meilleur moment. Née le 7 avril 1990 à Bucarest, professionnelle depuis 2006, cette baselineuse droitière agressive termine sa carrière en beauté, et avec fracas.
En mai 2025, elle avait annoncé que 2026 serait sa dernière saison sur le circuit. Loin de jouer les prolongations discrètes, elle a transformé cette année d’adieu en tournée triomphale : titre à domicile au Transylvania Open de Cluj-Napoca en février, victoire retentissante sur la n°1 mondiale Aryna Sabalenka à Rome, classement de carrière atteint à 36 ans, et quart de finale à Roland-Garros pour la première fois depuis 2009.
C’est précisément ce parcours à Paris qui propulse son nom en tendance : elle vient de disputer son quart de finale à Roland-Garros 2026 le 2 juin, sur le Court Philippe-Chatrier. Si elle s’est inclinée face à Mirra Andreeva (0-6, 3-6 en 56 minutes à peine), sa simple présence à ce stade constituait déjà un record de l’ère Open.
À 36 ans, dans une dernière saison qu’elle a elle-même annoncée, Cîrstea force le respect d’une façon que peu de joueuses ont réussi : en battant les meilleures, en repoussant les records historiques, et en faisant pleurer dans les tribunes ceux qui ont vu son premier Roland-Garros il y a dix-sept ans. Ce n’est pas un conte de fées, c’est du travail, de l’entêtement, et un timing parfait.