Tulsi Gabbard
Ancienne représentante démocrate devenue directrice du renseignement national sous Trump, Tulsi Gabbard est l'une des figures politiques américaines les plus atypiques et clivantes de sa génération.
Tulsi Gabbard : la rebelle qui a traversé l’échiquier politique
Née en 1981 à Leloaloa (Samoa américaines), Tulsi Gabbard grandit à Hawaï dans une famille marquée par la spiritualité hindoue et l’engagement civique. Elle devient en 2013 la première femme hindoue et la première Américaine d’origine samoa-américaine élue au Congrès des États-Unis, représentant le 2e district d’Hawaï pendant quatre mandats consécutifs sous l’étiquette démocrate.
Vétérane de l’armée américaine, elle a effectué deux déploiements au Moyen-Orient avec la Garde nationale de l’armée d’Hawaï, une trajectoire militaire qui nourrit profondément ses prises de position anti-interventionnistes. Elle se présente à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle de 2020 mais abandonne la course et finit par apporter son soutien à Joe Biden.
La rupture avec le Parti démocrate intervient officiellement en octobre 2022 : Gabbard quitte le parti en dénonçant ce qu’elle appelle une élite de « guerriers de la bien-pensance » et rejoint progressivement la mouvance républicaine trumpiste. En novembre 2024, Donald Trump la nomme directrice du renseignement national (Director of National Intelligence), poste confirmé par le Sénat en janvier 2025.
Cette trajectoire, de jeune élue progressiste à figure clé de l’administration Trump, explique l’intense curiosité du public à son égard. Elle cristallise les débats sur la loyauté partisane, le rôle de la communauté du renseignement, et la place des voix dissidentes en politique américaine.