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Mère Teresa - Questions fréquentes

Mère Teresa, née Anjezë Gonxhe Bojaxhiu à Skopje en 1910, a fondé les Missionnaires de la Charité à Calcutta, reçu le prix Nobel de la paix en 1979 et été canonisée par le pape François en 2016, tout en faisant l'objet de critiques documentées sur la qualité des soins prodigués dans ses foyers.

By · datastats · Mis à jour 16 août 2026
Mère Teresa
Chabe01 · by-sa

Mère Teresa : de Skopje à Calcutta, le parcours d’une sainte controversée

Mère Teresa est née Anjezë Gonxhe Bojaxhiu le 26 août 1910 à Skopje, alors dans l’Empire ottoman, au sein d’une famille albanaise catholique. À 18 ans, elle rejoint les Sœurs de Notre-Dame de Lorette en Irlande, puis part pour l’Inde en 1929, où elle enseigne pendant près de vingt ans dans une école de filles à Calcutta. Le 10 septembre 1946, lors d’un voyage en train vers Darjeeling, elle dit recevoir « l’appel dans l’appel » : quitter son couvent pour vivre parmi les plus pauvres.

En 1950, elle fonde les Missionnaires de la Charité, congrégation reconnue par le Vatican, dont le vœu spécifique est de servir gratuitement « les plus pauvres parmi les pauvres ». Suivent le mouroir de Nirmal Hriday en 1952, pour les agonisants refusés par les hôpitaux, puis des orphelinats, des léproseries et des dispensaires. Son sari blanc ourlé de bleu devient l’une des images les plus reconnaissables du XXe siècle, et son œuvre s’étend à plus de 120 pays avant sa mort.

La consécration mondiale arrive en 1979 avec le prix Nobel de la paix, qu’elle accepte au nom des pauvres en demandant que le banquet protocolaire soit remplacé par un don. Elle meurt le 5 septembre 1997 à Calcutta, et l’Inde lui offre des funérailles d’État. Le processus de canonisation est rapide : béatifiée par Jean-Paul II en 2003, elle est proclamée sainte par le pape François le 4 septembre 2016. Son successeur, l’actuel pape Léon XIV, préside aujourd’hui une Église où la figure de sainte Teresa de Calcutta reste l’une des plus vénérées.

Sa postérité comporte cependant une part de controverse documentée. Le journaliste Christopher Hitchens lui a consacré un documentaire et un essai très critiques, le médecin Robin Fox a dénoncé en 1994 la faiblesse des soins et de l’hygiène dans ses foyers, et une étude de chercheurs de l’Université de Montréal a relancé en 2013 le débat sur la gestion des dons. Ses prises de position contre l’avortement et la contraception, et des dons acceptés auprès de personnalités sulfureuses, ont également été critiqués. Ses défenseurs objectent que ses maisons n’étaient pas des hôpitaux mais des refuges où des mourants abandonnés recevaient au moins présence et dignité.

La publication de ses lettres en 2007 a ajouté une dimension inattendue : Mère Teresa a traversé des décennies de nuit spirituelle, doutant de la présence de Dieu tout en poursuivant son œuvre. Cette ténacité dans l’épreuve, lue comme un signe de sainteté par les uns et comme un paradoxe par les autres, fait d’elle une figure qui continue d’interroger, bien au-delà de l’Inde qu’elle n’a quasiment jamais quittée, pays dirigé aujourd’hui par Narendra Modi où ses sœurs poursuivent leur mission.

Questions fréquentes

Mère Teresa, née Anjezë Gonxhe Bojaxhiu le 26 août 1910 à Skopje, était une religieuse catholique d'origine albanaise, fondatrice des Missionnaires de la Charité à Calcutta en 1950. Elle a consacré sa vie aux plus pauvres, reçu le prix Nobel de la paix en 1979 et été canonisée par l'Église catholique en 2016.

Son nom de naissance est Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, parfois francisé en Agnès Gonxha Bojaxhiu. Née dans une famille albanaise catholique de Skopje, alors dans l'Empire ottoman, elle prend le nom de sœur Mary Teresa en entrant en religion, en référence à sainte Thérèse de Lisieux.

Elle est née le 26 août 1910 à Skopje, alors ville ottomane, aujourd'hui capitale de la Macédoine du Nord. Sa famille était albanaise et catholique. Sa maison natale n'existe plus, mais un mémorial lui est dédié dans le centre de Skopje.

De souche albanaise, née sujette ottomane, elle est devenue citoyenne indienne en 1948, quand elle a quitté son couvent pour vivre parmi les pauvres de Calcutta. Elle a vécu en Inde près de soixante-dix ans et y est morte en 1997.

Elle est morte le 5 septembre 1997 à Calcutta, à 87 ans, des suites de problèmes cardiaques dont elle souffrait depuis plusieurs années. L'Inde lui a réservé des funérailles d'État, un honneur rare pour une personnalité non politique.

Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1979 pour son œuvre auprès des plus démunis, notamment les mourants, les orphelins et les lépreux de Calcutta. Elle a refusé le banquet protocolaire et demandé que son coût soit reversé aux pauvres, un geste resté célèbre.

Elle a été béatifiée le 19 octobre 2003 par le pape Jean-Paul II, puis canonisée le 4 septembre 2016 par le pape François, lors d'une messe place Saint-Pierre devant environ 100 000 fidèles. Elle est devenue sainte Teresa de Calcutta, fêtée liturgiquement le 5 septembre, jour de sa mort.

La congrégation fondée par Mère Teresa en 1950 gère des mouroirs, des orphelinats, des léproseries et des écoles. Au moment de sa mort, elle comptait des milliers de sœurs présentes dans plus de 120 pays. Le vœu spécifique de la congrégation est de servir gratuitement « les plus pauvres parmi les pauvres ».

Plusieurs critiques documentées l'ont visée : le journaliste Christopher Hitchens (documentaire « Hell's Angel » en 1994, essai « The Missionary Position » en 1995), le médecin Robin Fox sur l'insuffisance des soins et de l'hygiène dans ses foyers, et une étude de l'Université de Montréal en 2013 sur la gestion des dons. Ses positions contre l'avortement et la contraception, ainsi que des dons acceptés de figures controversées comme Charles Keating ou le régime Duvalier, ont aussi nourri le débat. Ses défenseurs répondent que ses foyers n'étaient pas des hôpitaux mais des lieux de dignité pour des mourants abandonnés.

Dans « Hell's Angel » puis « The Missionary Position », Hitchens l'accusait d'avoir entretenu un culte de la souffrance plutôt que de soigner, d'accepter des fonds d'origine douteuse et d'utiliser sa notoriété pour défendre des positions conservatrices. Ces charges, très médiatisées, sont contestées par les historiens et les témoins de son œuvre, qui soulignent l'absence d'alternative pour les mourants des rues de Calcutta.

Oui, et c'est l'un des aspects les plus étonnants de sa vie intérieure : ses lettres, publiées en 2007 dans « Come Be My Light », révèlent qu'elle a traversé près de cinquante ans de sécheresse spirituelle, se sentant abandonnée de Dieu tout en poursuivant son œuvre. Pour l'Église, cette persévérance dans le doute est un signe de sainteté ; pour d'autres, un paradoxe troublant.

Elle repose au rez-de-chaussée de la maison-mère des Missionnaires de la Charité à Calcutta. Sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage, et sa chambre ainsi qu'un petit musée sont ouverts aux visiteurs.

Sœur Nirmala Joshi, religieuse d'origine indienne, lui a succédé en mars 1997, quelques mois avant sa mort. La congrégation poursuit depuis son œuvre, dirigée aujourd'hui par d'autres supérieures générales élues.

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