Under Armour
Under Armour a bâti un empire du sportswear en défiant Nike sur son propre terrain, mais les coulisses de la marque sont bien plus turbulentes que ses publicités ne le laissent croire.
Under Armour, c’est l’histoire d’un ex-joueur de football américain, Kevin Plank, qui en 1996 voulait juste un t-shirt de compression qui ne se détrempe pas de sueur. De ce projet de garage à Baltimore, Maryland, est née l’une des trois plus grandes marques de sportswear au monde, cotée au NYSE sous les symboles UAA et UA, avec des milliards de dollars de revenus annuels et des millions de clients sur tous les continents.
La marque s’est imposée grâce à ses tissus techniques, HeatGear, ColdGear, AllSeasonGear, conçus pour réguler la température corporelle des athlètes. Elle a ensuite élargi son catalogue aux chaussures, aux accessoires connectés et aux applications fitness (MapMyRun, MyFitnessPal à une époque). Son positionnement : du sérieux, de la performance, sans le glamour tape-à-l’œil d’un Nike ou d’un Adidas.
Mais Under Armour n’est pas une success-story sans aspérités. La marque a traversé plusieurs crises : accusations de culture toxique en interne, enquête de la SEC sur ses pratiques comptables (réglée en 2021 sans admission de culpabilité), et la démission retentissante de Kevin Plank du poste de CEO en 2019, avant qu’il ne revienne aux commandes en 2023. Autant d’éléments que le service marketing de la marque préfère ne pas mettre en avant.
Côté tailles et fit, Under Armour génère énormément de recherches parce que ses vêtements de compression ont une logique de sizing propre, souvent différente de Nike ou Adidas, et que les acheteurs européens, habitués aux conventions françaises, se retrouvent régulièrement perdus entre les tailles US, UK et EU. Ce guide répond à tout ça, sans langue de bois.